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LES GUERRES NAPOLÉONIENNES : MODELES DE LA GUERRE MONDERNE?

La guerre est-elle une simple continuation

de la politique par d'autres moyens ?

COMPÉTENCES TRAVAILLÉES

CONNAISSANCES :

  • Conflit

  • Guerre

  • Les guerres révolutionnaires

  • Objectifs de la guerre

CAPACITÉS :

  • Conduire une démarche historique ou géographique et la justifier.

Elément signifiant : Construire et vérifier des hypothèses sur une situation historique ou géographique.

  • S’exprimer à l’écrit

Elément signifiant : Rédiger un développement

ATTITUDES :

  • Autonomie

Elément signifiant : prendre part à une production collective

Objectifs :

  • Définir la guerre et ses formes

  • Définir un conflit

  • Identifier les contraintes et les ressources d’une situation géopolitique

  • Extraire des informations d'un dossier documentaire

  • Réaliser un croquis

  • Réaliser un oral continu

Documents : 

Document 1 :

Charles Thevenin, Napoléon à la bataille d’Iéna, 19e siècle.

 

Document 2 :

Soldats ! Vous avez justifié mon attente et répondu dignement à la confiance du peuple français. Vous avez supporté les privations et les fatigues avec autant de courage que vous avez montré d'intrépidité et de sang-froid au milieu des combats. Vous êtes les dignes défenseurs de l'honneur de ma couronne et de la gloire du grand peuple ; tant que vous serez animés de cet esprit, rien ne pourra vous résister. [...] Une des premières puissances militaires de l'Europe, qui osa naguère nous proposer une honteuse capitulation, est anéantie. Les forêts, les défilés de la Franconie, la Saale, l'Elbe, que nos pères n'eussent pas traversés en sept ans, nous les avons traversés en sept jours, et livré dans l'intervalle quatre combats et une grande bataille. Nous avons précédé à Potsdam, à Berlin, la renommée de nos victoires. Cependant, tandis que nous marchons au-devant des Russes, de nouvelles armées, formées dans l'intérieur de l'empire, viennent prendre notre place pour garder nos conquêtes. Mon peuple tout entier s'est levé, indigné de la honteuse capitulation que les ministres prussiens, dans leur délire, nous ont proposée. Nos routes et nos villes frontières sont remplies de conscrits qui brûlent de marcher sur vos traces. Nous ne serons plus désormais les jouets d'une paix traîtresse ; et nous ne poserons plus les armes que nous n'ayons obligé les Anglais, ces éternels ennemis de notre nation, à renoncer au projet de troubler le continent, et à la tyrannie des mers. [...]

Lettre de Napoléon à ses soldats, camp impérial de Potsdam, 26 octobre 1806.

 

Document 3 :

Depuis l'époque de Bonaparte, la guerre s'était approchée plus près de sa vraie nature, de son absolue perfection. Les moyens qu'on mit alors en oeuvre n'avaient pas de limites visibles ; la limite se perdait dans l'énergie et l'enthousiasme des gouvernements et de leurs sujets. L'étendue des moyens et le vaste champ des résultats possibles, comme l'excitation puissante des sentiments, accroissait immensément l'énergie dans la conduite de la guerre ; l'objet de son action était le renversement de l'ennemi ; il ne paraissait pas possible de s'arrêter et d'en venir à un accommodement quelconque. La violence primitive de la guerre, libérée de toute restriction conventionnelle, explosait ainsi dans toute sa force naturelle. La cause en était la participation du peuple à cette grande affaire d'État qui découlait en partie des effets de la Révolution française sur les affaires intérieures des pays, et en partie de l'attitude menaçante des Français vis-à-vis de toutes les nations.

Cari von Clausewitz, De la guerre, Le plan de guerre, (livre 8), chapitre 3,

Éditions de Minuit 1955 (traduction Denise Naville).

 

Document 4 :

Après que tout fut perfectionné par la main de Bonaparte, cette puissance militaire, fondée sur la force de la nation entière, marcha avec fracas sur l'Europe avec tant de confiance et de certitude que partout où elle ne rencontrait que les armées de vieux style, le résultat n'était pas un instant douteux. Une réaction se produisit toutefois en temps voulu. En Espagne, la guerre devint elle-même une affaire populaire. En Autriche, dans l'année 1809, le gouvernement fit des efforts extraordinaires, grâce aux réserves et à la Landwehr(1, qui atteignirent presque la fin espérée, et surpassèrent tout ce que cet État avait cru jusque-là possible. En Russie, en 1812, on suivit l'exemple de l'Espagne et de l'Autriche. [...] En Allemagne, c'est la Prusse qui s'ébranla la première, fit de la guerre une cause nationale [...] et entra en campagne avec une armée deux fois plus forte que celle de 1806.

Cari von Clausewitz, De la guerre, « Le plan de guerre (livre 8), chapitre 3,

Éditions de Minuit, 1955 (traduction Denise Naville).

1. Armée nationale mobilisant tous les hommes en âge de combattre, par opposition à l'armée de métier.

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