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LES GUERRES RÉVOLUTIONNAIRES SONT-ELLES LES PRÉMICES DE LA "GUERRE ABSOLUE" ?

La guerre est-elle une simple continuation

de la politique par d'autres moyens ?

COMPÉTENCES TRAVAILLÉES

CONNAISSANCES :

  • Conflit

  • Guerre

  • Les guerres révolutionnaires

  • Objectifs de la guerre

CAPACITÉS :

  • Conduire une démarche historique ou géographique et la justifier.

Elément signifiant : Construire et vérifier des hypothèses sur une situation historique ou géographique.

  • S’exprimer à l’écrit

Elément signifiant : Rédiger un développement

ATTITUDES :

  • Autonomie

Elément signifiant : prendre part à une production collective

Objectifs :

  • Définir la guerre et ses formes

  • Définir un conflit

  • Identifier les contraintes et les ressources d’une situation géopolitique

  • Extraire des informations d'un dossier documentaire

  • Réaliser un croquis

  • Réaliser un oral continu

Documents : 

Document 1 :

En 1791, l'assemblée législative s'inquiète d'une possible attaque contre-révolutionnaire des puissances européennes, menées par l'Autriche. Un parti de la guerre grandit parmi les députés et les citoyens, qui espèrent par ce moyen diffuser l'idéal révolutionnaire. Un peuple en état de révolution est invincible. L'étendard de la liberté est celui de la victoire. Disons à l'Europe que le peuple français, s'il tire l'épée, en jettera le fourreau, qu'il n'ira le chercher que couronné des lauriers de la victoire.
[...I Disons à l'Europe que dix millions de Français embrasés du feu de la liberté, armés du glaive, de la plume, de la raison, de l'éloquence, pourraient seuls, si on les irrite, changer la face du monde et faire trembler tous les tyrans sur leurs trônes d'argile.

 

Discours du député du Var Maximin Isnard à l'Assemblée législative, le 29 novembre 1791.

 

Document 2 :

Jean Baptiste Lesueur, La levée en masse, 12 Août 1793, vers 1793, musée Carnavalet.


Document 3 :

Horace Vernet, La bataille de Valmy. le 20 septembre 1792, 1826, The National Gallery

 

Document 4 :

Le 20 septembre 1792, à Valmy, l'armée française repousse l'armée prussienne du duc de Brunswick, qui marchait sur Paris. Clausewitz faisait déjà partie de l'armée du duc de Brunswick à Valmy ! j'ai lu quelque part qu'il aurait vu tout de suite l'importance de cette bataille, qui n'était en fait qu'une canonnade. C'est pourtant le premier moment où l'armée française est devenue révolutionnaire ; où, au lieu de fuir en panique, comme ils l'avaient fait deux ou trois fois auparavant, les Français ont tenu bon. C'est le duc de Brunswick qui a reculé, mais sans grands heurts. Je crois que tous les historiens sont d'accord là-dessus. Ils s'accordent également sur l'importance extraordinaire de la chose, parce que c'est à partir de ce moment-là que l'armée de la Révolution résiste. Les citoyens marseillais, venus épauler à Valmy une armée de métier, ne se contentent pas de donner un hymne national à la France : ils annoncent une nouvelle ère, celle de la mobilisation totale. [...] Les guerres napoléoniennes et la « guerre totale » qu'elles inaugurent, où toute la masse » d'une nation est mobilisée dans l'unique horizon de la guerre, ont bouleversé la donne. [...] La politique court derrière la guerre. Ce sont bien les passions qui mènent le monde. [...] Or ces passions se sont déchaînées avec les guerres révolutionnaires et napoléoniennes.

René Girard, Achever Clausewitz, Carnets Nord, 2007.

 

Document 5 :

La guerre devint ainsi [à la fin du XVIle siècle], dans son essence véritable, un jeu où le temps et le hasard battaient les cartes ; mais pour sa signification, ce n'était qu'une diplomatie un peu plus tendue, une façon un peu plus exigeante de négocier, où les batailles et les sièges servaient de notes diplomatiques. Le plus ambitieux se proposait tout juste d'obtenir quelque avantage modéré pour en user au cours des négociations de paix. [...] Les choses en étaient là quand la Révolution française éclata. [...] La guerre était soudain redevenue l'affaire du peuple et d'un peuple de 30 millions d'habitants qui se considéraient tous comme citoyens de l'État. [...] La participation du peuple à la guerre, à la place d'un cabinet(1) ou d'une armée, faisait entre rune nation entière dans le jeu avec son poids naturel. Dès lors, les moyens disponibles - les efforts qui pouvaient les mettre en oeuvre - n'avaient plus de limites définies ; l'énergie avec laquelle la guerre elle-même pouvait être conduite n'avait plus de contrepoids, et par conséquent le danger pour l'adversaire était parvenu à un extrême.

Cari von Clausewitz, De la guerre, « Le plan de guerre » (livre 8),chapitre 3,

Éditions de Minuit, 1955 (traduction Denise Naville).

1. Gouvernement.
 

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