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LA PAIX EST-ELLE POSSIBLE EN UKRAINE ?

Une résolution du conflit en Ukraine est-elle possible ?

COMPÉTENCES TRAVAILLÉES

CONNAISSANCES :

  • Conflit

  • Guerre

  • paix

CAPACITÉS :

  • Contextualiser

Elément signifiant : Identifier les contraintes et les ressources d’un événement, d’un contexte historique, d’une situation géographique.

  • Construire une argumentation historique ou géographique

Elément signifiant : Utiliser une approche historique ou géographique pour mener une analyse

ATTITUDES :

  • Autonomie

Elément signifiant : prendre part à une production collective

Objectifs :

  • Repérer les acteurs de la paix

  • Identifier les contraintes et les ressources d’une situation géopolitique

  • Extraire des informations d'un dossier documentaire
     

CONSIGNES : 

 

1. Relevez les différents acteurs de la paix, indiquez-en la nature et les actions qu’ils mènent en faveur de la paix en Ukraine ?
2. Quelles sont les causes de l’impuissance de l’ONU ? Quels acteurs prennent le relais de l’ONU ?
3. Quels sont les obstacles à la paix ?
4. Parmi les scénari proposés par Pascal Boniface, quel est ou quels sont celui/ceux qui paraît ou paraissent le/les plus probable(s)? Justifiez votre réponse.

J'ai besoin d'une aide pour mieux comprendre la consigne

Document 1 :

Le Conseil de sécurité des Nations Unies(1) s'est réuni samedi pour discuter d'une proposition de résolution(2) pour réaffirmer « la souveraineté, l'indépendance, l'unité et l'intégrité territoriale » de l'Ukraine. Malgré 13 votes en faveur et une abstention, un membre permanent du Conseil, la Russie, a opposé son veto(3) et la résolution n'a donc pas été adoptée.
Le Conseil de sécurité des Nations Unies s'est réuni samedi pour discuter d'une proposition de résolution pour réaffirmer « la souveraineté, l'indépendance, l'unité et l'intégrité territoriale » de l'Ukraine. Malgré 13 votes en faveur de la résolution et une abstention, un membre permanent du Conseil, la Russie, a opposé son veto et la résolution n'a donc pas été adoptée.
La proposition de résolution rejetée jugeait également que le projet de référendum dans la région de Crimée sur le rattachement à la Fédération de Russie, n'a pas de « validité ».
Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, dont la Russie, la Chine, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France disposent chacun d'un droit de véto qui leur permet de bloquer une proposition de résolution, même si la majorité des membres sont en faveur.

ONU info, 15 mars 2014

1. organe de l’ONU chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Il vote des résolutions.

2. décision
3. droit accordé uniquement aux cinq membres permanents de ce Conseil (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) qui leur permet de bloquer toute résolution ou décision, quelle que soit l'opinion majoritaire au Conseil.

Document 2 :

Rencontre entre le président ukrainien V. Zelensky, le président russe V. Poutine à l’invitation du président français E. Macron et de la chancelière allemande, A. Merkel à Paris, 9.12.2019                                                             

 

« Les parties s’engagent à mettre en œuvre totalement et intégralement le cessez-le-feu, qui sera consolidé par la mise en œuvre de toutes les mesures nécessaires de soutien au cessez-le-feu, avant la fin de l’année 2019.
Elles soutiendront l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de déminage actualisé, sur la base de la décision du Groupe de contact trilatéral(1) relative aux activités de déminage, en date du 3 mars 2016.
Elles soutiendront un accord au sein du Groupe de contact trilatéral sur trois zones de désengagement supplémentaires, avec l’objectif de procéder au désengagement des forces et des équipements d’ici à la fin du mois de mars 2020.
Elles encouragent le Groupe de contact trilatéral à faciliter la libération et l’échange de personnes faites prisonnières dans le cadre du conflit d’ici la fin de l’année, sur la base du principe « tous contre tous », en commençant par « tous les prisonniers identifiés contre tous les prisonniers identifiés », étant entendu que les organisations internationales, notamment le Comité international de la Croix rouge (CICR), se verront accorder un accès total et sans condition à toutes les personnes détenues. »

Conclusions agréées du sommet de Paris, 9.12.2019

 

1. composé des représentants de l’Ukraine et de la Russie et de l’OSCE (organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), organisation régionale de sécurité, acteur essentiel de la sécurité paneuropéenne, en sa qualité de seule institution où la Russie, les États-Unis, le Canada, tous les pays d’Europe et d’Asie centrale, peuvent dialoguer directement dans un cadre multilatéral et sur un pied d’égalité.

Document 3 :

Vue de Moscou, l’arrivée de M. Zelensky ne change rien aux fondamentaux du conflit dans le Donbass : la balle demeure dans le camp de l’Ukraine, qui doit mettre en œuvre les accords de Minsk(1). (…)
Les Ukrainiens estiment avoir d’autant moins de raisons de remplir les conditions auxquelles ils ont souscrit que l’avancée du processus de Minsk doit se traduire par une levée progressive et sélective des sanctions européennes pesant sur la Russie. Moscou a donc beau jeu de se retrancher derrière le texte pour en exiger la mise en œuvre selon la séquence indiquée, sans une nouvelle inversion des clauses.  (…)
L’attentisme russe incite à poser la question de l’objectif recherché par Moscou. Depuis 2014, il n’a pas changé : il s’agit d’empêcher Kiev de rejoindre la communauté euro-atlantique, et en premier lieu de devenir membre de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN). Jusqu’à présent, Moscou semblait considérer que la réintégration en Ukraine des provinces séparatistes dotées d’un statut spécial lui fournirait un droit de regard sur les affaires ukrainiennes et lui permettrait d’empêcher un tel scénario.

Igor Delanoë, Qui veut la paix en Ukraine ?, Le Monde diplomatique, février 2020

 

1. accord signé le 5 septembre 2014 par les représentants de l’Ukraine, de la Russie, de la République populaire de Donetsk (DNR) et de la République populaire de Lougansk (LNR) pour mettre fin à la guerre en Ukraine orientale. Il a été signé après de longues négociations à Minsk, la capitale de la Biélorussie, sous les auspices de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

 

Document 4 : Les scénarios futurs en Ukraine

1. Le président ukrainien Zelensky, élu en mai 2019, change la donne. Les accords de Minsk sont respectés. La Constitution est modifiée pour donner plus d'autonomie aux territoires de l'Est. Les sanctions occidentales sur la Russie sont levées. Moscou et Kiev normalisent leurs relations.
2. Les accords de Minsk ne sont toujours pas mis en oeuvre, l'Ukraine refusant de donner de l'autonomie aux territoires de l'Est. Des affrontements sporadiques ont lieu. Lassés par la corruption, les Occidentaux diminuent leur soutien à Kiev, mais maintiennent les sanctions à l'égard de la Russie.
3. Le conflit ouvert entre Kiev (qui aurait obtenu un soutien militaire occidental) et Moscou (qui espère une victoire militaire sans réaction occidentale) reprend, avec des conséquences stratégiques incalculables.

P. Boniface, H. Védrine, Atlas des guerres et des conflits, 2019

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