ATHÉNIENS, IL FAUT CHANGER DE RÉGIME POLITIQUE !

Comment fonctionne la démocratie athénienne au Ve siècle avant JC ?

COMPÉTENCES TRAVAILLÉES

CONNAISSANCES :

  • La démocratie directe à Athènes au Ve siècle avant JC

  • Etre citoyen à Athènes au Ve siècle.

CAPACITÉS :

  • Construire une argumentation

Elément signifiant : Utiliser une approche historique pour mener une analyse ou construire une argumentation

  • S’exprimer à l’oral

Elément signifiant : réaliser un oral préparé

ATTITUDES :

  • Autonomie

Elément signifiant : prendre part à une production collective

Objectifs :

  • Comprendre comment fonctionne la démocratie directe athénienne

  • Rédiger un texte organisé

  • Réaliser un oral préparé

  • Travailler en groupe

CONSIGNE : 

Dans le contexte de la guerre du Péloponnèse qui début en 431 avant JC, une expédition est menée par les Athéniens en Sicile en 415 pour aider la cité sicilienne de Ségeste contre Sélinonte, soutenue par les Syracusains, proche de l’ennemi d’Athènes, Sparte.
L'opération de Sicile a finalement débouché sur un désastre : en -414, 40 000 Athéniens ont été massacrés devant Syracuse ou enfermés dans les Latomies puis vendus comme esclaves. Un an plus tard, les Spartiates menacent directement l’Attique, la région d’Athènes. De surcroît, 20 000 esclaves se sont révoltés et la flotte athénienne a été en grande partie détruite en Sicile, empêchant ainsi la cité d'être ravitaillée en blé.
Dans ce contexte, les Athéniens sont profondément démoralisés. Remettant en cause leurs institutions, ils seraient prêts à en changer pourvu qu'ils puissent éviter la défaite face à Sparte. Un débat est organisé à Athènes. Vous êtes un groupe de citoyen qui ne veut plus du régime démocratique et préférerait un régime oligarchique (dirigé par un groupe privilégié de citoyens) organisé autour d’un orateur Démophon. Vous devez rédiger un discours d’environ 10 minutes décrivant le rôle du citoyen dans la démocratie athénienne mais aussi les limites de la démocratie athénienne qu’il prononcera devant l’ecclésia. Attention, vous devrez être très convainquant car l’assemblée n’est pas forcément très facile et gagnée d’avance.
Pour réaliser ce discours, vous disposez de divers documents collectés par Démophon.

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Document 1 : le citoyen dans la gestion de la cité

Document 2 : 

Document 3 : les objets de la démocratie

Jetons d'identité pour le tirage au sort des magistratures, Musée de l'Agora antique d’Athènes.

Klérotèrion, machine à tirer au sort les jurys en mettant le pinakion des citoyens dedans, 

Musée de l'Agora antique d'Athènes.

Pinakia, plaquettes en bronze d'identification des citoyens (nom, nom du père, dème) 

utilisés dans le tirage au sort des jurys, musée de l'Agora antique d'Athènes.

Reconstitution d’une clepsydre athénienne, Musée de l’Agora antique d’Athènes

Jetons de vote utilisés par les jurés de l'Héliée, Musée de l'Agora antique d'Athènes.

Ostrakon portant le nom de Thémistocle, vers 490-480 ou 460, Musée de l'Agora antique d'Athènes.

Document 4 : 

Voici les traits caractéristiques du régime démocratique : choix de tous les magistrats(1) parmi tous les citoyens; gouvernement de chacun par tous et de tous par chacun à tour de rôle ; tirage au sort des magistratures, soit de toutes soit de toutes celles qui ne demandent ni expérience ni savoir ; courte durée des magistratures ; [...] souveraineté(2) de l'assemblée dans tous les domaines. Il faut évidemment se demander tout d'abord ce que c'est que le citoyen, puisque les citoyens sont les éléments mêmes de l'État. Ainsi, recherchons en premier lieu à qui appartient le nom de citoyen et ce qu'il veut dire [...]. On n'est pas citoyen par le fait seul du domicile ; car le domicile appartient encore aux étrangers domiciliés et aux esclaves. [...] Les enfants qui n'ont pas encore atteint l'âge de l'inscription civique, et les vieillards qui en ont été rayés sont dans une position presque analogue, ils sont des citoyens incomplets.

Aristote(3) (IVe siècle av. J.-C), La Politique, III.

 

  1. Citoyen détenant une fonction de commandement

  2. Autorité supérieure

  3. Aristote (384 av. J.-C.1 - 322 av. J.-C.) est un philosophe grec de l'Antiquité. Il est l'un des penseurs les plus influents que le monde occidental ait connu. Il est aussi l'un des rares à avoir abordé presque tous les domaines de connaissance de son temps. Chez Aristote, la philosophie est comprise dans un sens plus large : elle est à la fois recherche du savoir pour lui-même, interrogation sur le monde et science des sciences.

Document 5 : 

Grâce à l'isonomie, égalité devant la loi électorale, les citoyens étaient tous invités à participer aux séances de l'assemblée, considérée comme «au complet» à partir de 6000 présents. Un drapeau sur la Pnyx annonçait la séance tôt le matin, des barrières dirigeaient les habitants vers sa rampe d'accès. Après une courte cérémonie religieuse destinée à recueillir la protection des dieux tutélaires(1), le président tiré au sort, assisté d'un héraut(2) et d'un secrétaire, annonçait le projet de loi mis à l'ordre du jour, préparé par la Boulé, ou toute décision de guerre et de paix. Le projet était soit voté à main levée, soit discuté, par tout citoyen demandant la parole. Un temps égal était accordé à tous les intervenants, et, la discussion achevée, le projet était mis aux voix, le plus souvent à main levée. Le scrutin secret était réservé aux mesures graves, comme l'ostracisme(3). Le président proclamait le résultat du vote et la levée de la séance.

 

Gustave Glotz(4), La cité grecque, le développement des institutions, 1928.

 

  1. Qui assure une protection

  2. personne chargée d’annoncer

  3. mesure d'exclusion de la cité pour 10 ans, prise contre un citoyen jugé dangereux pour la démocratie

  4. Gustave Glotz est un historien français du début du XXe siècle

Document 6 : 

Aristide est l'un des stratèges qui a participé à la victoire de Marathon contre les Perses en 490 av.J.-C.

 

Le surnom de Juste avait fait d'Aristide pendant quelque temps l'objet de la bienveillance générale ; il finit par lui attirer l'envie [...]. Les habitants de l'Attique se rassemblèrent de toutes parts dans la ville, et condamnèrent Aristide à l'ostracisme(1), cachant sous une crainte affectée de la tyrannie(2) l'envie qu'ils portaient à sa gloire. [...] Voici, pour en donner sommairement l'idée, la manière dont on procédait. Chacun prenait une coquille sur laquelle il écrivait le nom du citoyen qu'il voulait bannir, et la portait dans un endroit de la place publique fermé circulairement d'une cloison de bois. Les magistrats comptaient d'abord le nombre des coquilles qui s'y trouvaient ; et, s'il y avait moins de six mille votes exprimés, il n'y avait pas lieu à ostracisme. Après cette opération on mettait à part chacun des noms, et celui dont le nom était écrit sur un plus grand nombre de coquilles était banni pour dix ans tout en conservant la jouissance de ses biens.

Plutarque(3), Vies parallèles, Ier siècle apr. J.-C.

 

  1. bannissement pour 10 ans.

  2. la tyrannie est un régime politique où un individu dispose d’un pouvoir absolu après 

  3. Plutarque, né vers 46 et mort vers 125, est un philosophe, biographe, moraliste et penseur majeur de la Rome antique.

Document 7 : 

L'Assemblée (ekklesia) formait le cœur battant de la démocratie athénienne : les citoyens s'y réunissaient pour délibérer en commun et voter les lois, participant ainsi activement à définir leur propre destin. Alors que la plupart des autres cités ne disposaient d'aucun lieu de réunion spécifique, les Athéniens décidèrent, à l'époque des réformes d'Éphialte (en 462 avant J.-C), d'aménager à cette fin la colline de la Pnyx, à 400 m de l'Agora et en face de l'Acropole.

C'est là que, quarante fois dans l'année, les assemblées se déroulaient selon un rituel immuable(1). L'ordre du jour était fixé quatre jours à l'avance et affiché sur l'Agora, de chaque côté du long piédestal du monument aux héros éponymes. La séance commençait très tôt, avant le lever du jour, et les citoyens s'asseyaient en demi-cercle, à même la pierre, faisant face aux orateurs juchés sur la tribune. On procédait alors à un sacrifice et à la purification de l'enceinte, avant que le héraut(2) n'ouvre la séance en demandant : "Qui veut prendre la parole ?" N'importe quel citoyen pouvait dès lors intervenir, en vertu d'un principe fondamental de la démocratie athénienne : l'accès égal à la parole publique. Couronnés de myrte(3), les orateurs soumettaient leur proposition tour à tour, la décision finale étant prise à la suite d'un vote à main levée, sous le contrôle des prytanes(4) - la direction tournante du Conseil (boulé), qui préparait le travail de l’Assemblée (…). Le déroulement des séances était mouvementé. Rien ne serait en effet plus faux que d'imaginer des orateurs empesés s'adressant à des citoyens attentifs dans un silence religieux. Ceux qui montaient à la tribune n'hésitaient pas à gesticuler pour convaincre leurs auditeurs. Après la mort de Périclès, en 429 avant J.-C, le démagogue Cléon fut ainsi le premier à crier à la tribune et à parler tout en se débraillant(…).

De fait, les citoyens réunis à l'ekklesia n'étaient pas un public facile et gagné d'avance : arrivés dans la cohue - la ponctualité étant assurée, depuis le début du IVe siècle avant J.-C, par une indemnité de participation (misthos) destinée aux seuls 6000 premiers arrivés -, les Athéniens parlaient, criaient, insultaient, applaudissaient ou riaient au beau milieu des discours qui leur étaient adressés. À l'instar du grand Périclès subissant les sarcasmes du peuple au début de la guerre du Péloponnèse, Démosthène fut ainsi durement chahuté lorsqu'en 346, il revint d'ambassade en Macédoine. De son aveu même, son adversaire Eschine le tourna alors en ridicule à la tribune, suscitant l'hilarité des Athéniens et l'arrêt de son discours. L'épisode reflète bien le fonctionnement de la démocratie athénienne : si le peuple pouvait être manipulé par des hommes politiques sans scrupules, il n'en restait pas moins souverain, toujours capable de faire taire les orateurs qu'il jugeait stupides ou sentencieux.

 

Azoulay, V.(5), Athènes, citoyenneté et démocratie au Ve siècle avant JC

Documentation photographique, n°8111, mai-juin 2016

  1. qui ne change pas

  2. personne chargée d’annoncer

  3. plante dont on pouvait faire des couronnes avec les branches

  4. Les prytanes sont des magistrats issus de la boulè exerçant un rôle politique central

  5. Vincent Azoulay est un historien spécialiste d’antiquité grecque et notamment d’Athènes. 

Document 8 : 

"Celui qui ne participe pas au pouvoir de juger s'estime absolument exclu de la cité" : le constat dressé par Platon(1) dans Les Lois s'applique avec une particulière acuité(2) au cas athénien, où les tribunaux constituaient, avec l'Assemblée, la forme de participation civique la plus intense. Chaque année, 6 000 citoyens étaient ainsi tirés au sort pour trancher des affaires judiciaires extrêmement nombreuses et variées : d'après le Pseudo-Xénophon - un opposant patenté à la démocratie -, les Athéniens jugeaient même "plus de procès civils, d'actions publiques, de redditions de comptes que l'ensemble des hommes n'en jugent ailleurs"!

Cette justice démocratique exigeait une implication personnelle des parties en présence. Comme il n'existait pas de ministère public à Athènes, il fallait ainsi que des citoyens décident de leur propre chef d'initier une action en justice. Cette implication était d'autant plus forte que les plaignants devaient prendre la parole en personne durant le procès, sans pouvoir recourir aux services d'un tiers - même s'ils pouvaient payer un spécialiste pour écrire leur discours. Se faire accusateur allait d'autant moins de soi que l'entreprise était risquée : si l'accusé pouvait être condamné lourdement, l'accusateur pouvait aussi être frappé d'une amende importante, s'il ne parvenait pas à réunir un nombre suffisant de voix au terme du procès. Ces caractéristiques expliquent sans doute la violence des débats judiciaires parvenus jusqu'à nous (…). Cette hargne valait tout autant pour les jurés appelés à trancher les débats (…).
D'après Aristophane(3), si les jurés athéniens se bousculaient pour accomplir leur tâche, c'était non seulement pour toucher leur indemnité de participation (instaurée au milieu du Ve siècle avant J.-C), mais par désir malsain d’exercer leur pouvoir sur autrui. Car les héliastes(4) tenaient littéralement entre leurs mains le destin de l'accusé, en votant au moyen de petits disques de bronze pourvu d'un axe - creux pour le condamner, plein pour l'acquitter. En cas de condamnation, ils avaient en outre le pouvoir de fixer la peine, conformément aux propositions émises par chaque partie. Sur une tablette couverte de cire, ils traçaient une ligne courte s'ils optaient pour la clémence ou une ligne longue pour manifester leur sévérité, comme le fait rageusement Chéricléon (…).

 

 

Azoulay, V.(3), Athènes, citoyenneté et démocratie au Ve siècle avant JC

Documentation photographique, n°8111, mai-juin 2016

 

  1. Platon (428 av. J.-C. / 427 et mort en 348 av. J.-C. / 347) est un philosophe antique de la Grèce classique, contemporain de la démocratie athénienne 

  2. de manière aiguë

  3. Aristophane est un poète comique grec du Ve siècle av. J.-C., né vers 445 av. J.-C. et mort entre 385 et 375 av. J.-C. Son œuvre à elle seule représente ce qui nous reste de l'Ancienne Comédie. Au tournant du Ve et du IVe siècle, alors qu’Athènes, les mœurs politiques et sociales se transforment ou se dégradent, Aristophane se moque des politiciens démagogues et cherchant la guerre, des citoyens en proie à une « judicardite » aiguë, cette habitude des procès.

  4. membres de l’Héliée

  5. Vincent Azoulay est un historien spécialiste d’antiquité grecque et notamment d’Athènes. 

Document 9 :

La formule qui figure le plus souvent en tête des décrets athéniens, edoxe tô demô (le démos a décidé), témoigne que la souveraineté, le pouvoir de décision, réside dans le vote de l'assemblée des citoyens. Mais il va de soi que les citoyens ne siégeaient pas tous sur la Pnyx. On a évalué à 9 000 le nombre de ceux qui pouvaient s'y rassembler. Autrement dit, les décisions n'étaient prises que par un quart environ des citoyens. [...] Prendre la parole devant une foule de plusieurs milliers de personnes impliquait une maîtrise de la parole, ce qui explique que l'on ait très vite tenu les orateurs comme un élément essentiel du système démocratique, comme des « professionnels » de la politique, dont la mission était de guider le démos. D'où le terme de «démagogue», qui n'avait pas à l'origine de sens péjoratif [...], dans la mesure où, pour s'assurer l'appui du démos, les orateurs chercheront d'abord à lui plaire. [...] Ces orateurs formaient, avec les stratèges, une classe politique distincte de la masse des citoyens.
Claude Mossé1, Regards sur la démocratie athénienne,
© Perrin (Place des éditeurs), 2013.

Claude Mossé est une historienne, spécialiste de l’antiquité grecque.

Document 10 :

Admirateur du démagogue Cléon qui a augmenté le misthos en 424 avant J.-C, Philocléon justifie sa passion immodérée pour ses fonctions de juge au tribunal de l’Héliée.

« Philocléon : Qu'y a-t-il de plus heureux qu'un juge [...]? Je prends place au tribunal et je ne fais rien de tout ce que j'ai promis [...] ; mais j'entends les voix d'une foule d'accusés qui réclament leur acquittement. Voyez ! Quelles caresses ne fait-on pas alors au juge ? [...]. [On] me supplie comme un dieu d'absoudre, par pitié pour eux [...]. N'y a-t-il pas là une grande puissance [...]? Et tout cela, sans avoir de compte à rendre ; privilège qui n'appartient à aucune magistrature [...]. Quand je rentre à la maison avec mon salaire, lors tous viennent m'embrasser pour mon argent [...]. N'est-ce pas une souveraineté véritable, égale à celle de Zeus ? Car on parle de moi comme de ce dieu même. »

 

Aristophane(1), Les Guêpes, vers 422 avant J.-C, Les Belles Lettres, 1998, traduction de Hilaire Van Daele.

 

1. Aristophane est un poète comique grec du Ve siècle av. J.-C., né vers 445 av. J.-C. et mort entre 385 et 375 av. J.-C. Son œuvre à elle seule représente ce qui nous reste de l'Ancienne Comédie. Au tournant du Ve et du IVe siècle, alors qu’Athènes, les mœurs politiques et sociales se transforment ou se dégradent, Aristophane se moque des politiciens démagogues et cherchant la guerre, des citoyens en proie à une « judicardite » aiguë, cette habitude des procès.
maladie supposée poussant à faire de nombreux procès.


Document 11 :

LE CHARCUTIER. - Veux-tu me dire comment, moi, marchand de boudins, je puis devenir un jour ce qui s'appelle un personnage ?

PREMIER SERVITEUR. - Mais c'est justement pour cela que tu vas le devenir parce que tu n'es qu'un propre à rien, un chevalier du soleil, un audacieux coquin. [...]

LE CHARCUTIER. - Mais mon bon, je n'ai pas fait d'études. Je connais mes lettres, et encore, tant bien que mal.

PREMIER SERVITEUR. - Voilà ton seul défaut, de les connaître « tant bien que mal ». Pour gouverner le peuple, il ne faut pas un homme pourvu d'une bonne culture et d'une bonne éducation. Il faut un ignorant doublé d'un coquin. [...]

LE CHARCUTIER. - Eh bien, l'oracle1 me plaît. Mais je ne vois pas comment je serai capable de gouverner le peuple.

PREMIER SERVITEUR. - Rien de plus bête. Ne cesse pas de faire ce que tu fais. Tu n'as qu'à tripatouiller les affaires, les boudiner toutes ensemble, et quant au peuple, pour te le concilier, il suffit que tu lui fasses une agréable petite cuisine de mots. Pour le reste, tu as ce qu'il faut pour le mener, à savoir une voix de canaille, une origine misérable, des manières de vagabond. Je te dis que tu as tout ce qu'il faut pour la politique.

 

Aristophane(2), Les Cavaliers, 424 av. J.-G.

 

1. Ici, message délivré par une personne qui se fait porte-parole des dieux.

2. Aristophane (vers 445-vers 385) est considéré comme le père de la comédie. Ce dramaturge athénien a écrit de nombreuses pièces tournant en dérision les moeurs et les pratiques démocratiques athéniennes. Dans les Cavaliers, il s’attaque à la toute-puissance du démagogue Cléon.

 

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