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COMPÉTENCES TRAVAILLÉES

CONNAISSANCES :

  • Les relations internationales

  • Le conflit ukrainien à différentes échelles.

CAPACITÉS :

  • Conduire une démarche géographique et la justifier. 

Elément signifiant : Construire et vérifier des hypothèses sur une situation historique. 

 

  • S’exprimer à l’oral

Elément signifiant : réaliser un oral préparé de 3 minutes (mobilisation des ressources physiques, clarté et pertinence du propos)

ATTITUDES :

  • Autonomie

Elément signifiant : prendre part à une production collective

Objectifs :

  • Comprendre l’importance des relations internationales dans le conflit ukrainien

  • Comprendre les conséquences du conflit ukrainien à différentes échelles

Document 1 :

En vertu de l’article 2 §4 de la Charte des Nations unies, le Droit international reconnaît les principes de l’inviolabilité des frontières, du respect de l’intégrité territoriale des Etats et de l’interdiction du recours à la force. En annexant la Crimée le 21 mars 2014, V. Poutine a ainsi violé :

. les textes fondamentaux des Nations unies,

. les statuts du Conseil de l’Europe – dont est membre la Fédération de Russie,

. deux traités régionaux organisant la paix en Europe,

. deux traités bilatéraux signés avec l’Ukraine,

. les constitutions d’Ukraine et de Crimée.

Aucun argument ne saurait justifier une telle transgression. Pourtant, V. Poutine ne considère pas qu’il s’agisse d’une « ingérence » dans un Etat souverain. Par ailleurs, lors d’une interview avec des citoyens russes et des experts donnée en avril 2014, V. Poutine a déclaré qu’il espèrait ne jamais utiliser son droit à l’envoi de l’armée russe en Ukraine : pour lui, la guerre n’a pas eu lieu.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé dans une déclaration unanime, le 17 février 2015, les belligérants dans l’Est de l’Ukraine « à cesser immédiatement les hostilités ». La résolution reconnaît la souveraineté de l’Ukraine et son intégrité territoriale mais ne fait cependant pas référence au sort de la Crimée passée sous giron russe.

 

M. Schmit, La crise en Ukraine, 10.11.2015 , Diploweb, https://www.diploweb.com/La-crise-en-Ukraine.html

Document 2 :

Chappatte, Progrès en Ukraine, Le Temps(1) (Suisse), 11.11.2014

 

  1. Né en mars 1998, Le Temps est un journal de centre droit, prisé des cadres. Il se présente comme le quotidien de référence de la Suisse romande et francophone. Il consacre une large part à l’actualité internationale mais également économique et culturelle.

Document 3 :

Marie Mendras(1), Russie-Ukraine, les experts du Dessous des cartes(2), Arte, 2018

 

  1. Marie Mendras est spécialiste de la Russie, chercheure au CNRS et à Sciences-Po-Paris.

  2. Le dessous des cartes est une émission éducative hebdomadaire créée en 1990 et diffusée sur la chaîne de télévision franco-allemande Arte depuis 1992. Elle a pour but de traiter un sujet de géopolitique et de géographie principalement par le biais de cartes géographiques. 

Document 4 :

Le terme «politique» [...] désigne tout ce qui a trait au gouvernement des sociétés, c'est-à-dire aux relations d'autorité entre les individus et les groupes. [...] La science politique dégage son autonomie au fur et à mesure qu'elle trouve un langage pour désigner les divers modes de cette rivalité pour le pouvoir.

Raymond Aron(1), «La science politique en France», in UNESCO,

La science politique contemporaine, 1950.

 

[La science politique] est donc aussi l'attention portée aux effets politiques (tels que voter, refuser toute participation, rejoindre les rangs d'un parti, manifester) de faits sociaux apparemment étrangers aux activités politiques, en tout cas non identifiés comme tels. Un office religieux, une réunion syndicale, une manifestation lycéenne peuvent être étudiés avec la préoccupation d'en saisir la dimension politique, même quand celle-ci est dissimulée, voire niée, par les participants - «ici, on ne fait pas de politique ».

Jacques Lagroye(2), Sociologie politique, Presses de la FNSP, 2002.

 

Au sens le plus général, la puissance est la capacité de faire, produire ou détruire ; un explosif a une puissance mesurable et, de même, une marée, le vent, un tremblement de terre. [...] La puissance d'un individu est la capacité de faire, mais, avant tout, celle d'influer sur la conduite ou les sentiments des autres individus. J'appelle puissance sur la scène internationale la capacité d'une unité politique d'imposer sa volonté aux autres unités. En bref, la puissance politique n'est pas un absolu mais une relation humaine.

Raymond Aron(1), Paix et guerre entre les nations, Calmann-Lévy, 1962.

 

  1. Raymond Aron (1905-1983), sociologue, politiste et philosophe, analyse les relations entre les différents acteurs des relations internationales.

  2. Jacques Lagroye est un universitaire français, spécialiste de sociologie politique.