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COMPÉTENCES TRAVAILLÉES

CONNAISSANCES :

  • La démocratie aux Etats-Unis

CAPACITÉS :

  • Conduire une démarche géographique et la justifier. 

Elément signifiant : Construire et vérifier des hypothèses sur une situation historique.

ATTITUDES :

  • Autonomie

Elément signifiant : prendre part à une production collective

Objectifs :

  • Comprendre le fonctionnement de la démocratie aux Etats-Unis

  • Compléter un tableau
     

Document 1 : les institutions américaines

Document 2 :

Les droits du chef de l'État sont définis dans la Constitution des États-Unis, un texte qui date de 1787 et qui vise à équilibrer les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Il dirige l'exécutif et, en dernier ressort, l'armée, la diplomatie. Il a le droit de grâce pour les crimes fédéraux et dispose d'un droit de veto sur le travail législatif. Mais le Congrès (composé de la Chambre des représentants et du Sénat), dépositaire de ce pouvoir législatif, possède deux droits majeurs : l'initiative de lever l'impôt et le droit de déclarer une guerre. Lui revient aussi le droit de démettre le président, la fameuse procédure d'impeachment qui a visé Richard Nixon en 1974. Acculé par le scandale du Watergate dans lequel il était impliqué, Nixon a même préféré démissionner avant d'être destitué.

M. Damgé(1), « Le président américain n'a pas tous les pouvoirs »,
Les décodeurs, lemonde.fr, 11 novembre 2016.

1. Mathilde Damgé est journaliste au Monde, au service décryptage appelé « les décodeurs » du journal.

Document 3 :

Bonsoir Chicago,
Si jamais quelqu'un doute encore que l'Amérique est un endroit où tout est possible, se demande si le rêve de nos pères fondateurs est toujours vivant, doute encore du pouvoir de notre démocratie, la réponse lui est donnée ce soir.
C'est la réponse dictée par les files d'attente devant les écoles et les églises, d'une ampleur que le pays n'a jamais connue, par les personnes qui ont attendu trois ou quatre heures, la plupart pour la première fois de leur vie, parce qu'elles croyaient que ce moment devait être différent, et que leur voix pouvait être cette différence.
C'est la réponse que donnent jeunes et vieux, riches et pauvres, démocrates et républicains, Noirs, Blancs, Latinos, Asiatiques, Indiens, gays, hétéros, handicapés et non-handicapés - des Américains qui ont signifié au monde que nous n'avons jamais été un assemblage d'États rouges et bleus, mais que nous serons toujours les États-Unis d’Amérique ! [...]

B. Obama(1), discours après son élection présidentielle, 4 novembre 2008,
Chicago, trad. B. Rocfort-Giovanni, Le Nouvel Obs, 7 novembre 2008.

1. Barack Obama est un ancien président des Etats-Unis qui fut élu en 2008 et gouverna de 2009 à 2017.

Document 4 :

Mme Clinton n'a pas été élue présidente des États-Unis, car dans ce pays l'élection se fait au suffrage indirect, et la démocrate n'a obtenu que 232 grands électeurs, contre 290 [306(1)] pour son adversaire. Ce paradoxe suscite plusieurs questions. Ce n'est pas la première fois que le candidat qui remporte le plus grand nombre de suffrages perd l'élection présidentielle aux États-Unis, mais cela reste une situation exceptionnelle. Dans l'histoire de la démocratie américaine, le cas ne s'est présenté que cinq fois, dont trois fois au XIXe siècle... et deux fois au cours des 16 dernières années. Si ce système est sans doute injuste, il est essentiellement non conforme au choix des électeurs, surtout avec nos habitudes européennes de vote proportionnel et/ou direct. En effet, qu'un candidat remporte un État avec 40 voix ou 4 millions de voix d'avance, il récupère tous les grands électeurs de cet État (hormis dans le Maine ou le Nebraska, qui ont un système plus proportionnel).Tous les suffrages dépassant 50 % sont donc des voix gaspillées dans un État dont l'issue est réglée. En revanche, les Swing States, ces États qui oscillent entre camp démocrate et camp républicain selon les élections, sont dotés d'un poids politique démesuré.

D'après A.-A. Durand, W. Audureau et P. Breteau(2), « Clinton-Trump : cinq questions sur l'incroyable écart de deux millions de voix», Les décodeurs, lemonde.fr, 24 novembre 2016.

1. Résultats corrigés le 22 décembre 2016.
2. A.-A. Durand, W. Audureau et P. Breteau sont journalistes au Monde, au service décryptage appelé « les décodeurs » du journal.

Document 5 :

Le président Barack Obama, démocrate, après 2 mandats, salue le président élu Donald Trump, républicain, lors de la cérémonie d’investiture de Donald Trump le 20 janvier 2017.